Du mercredi 25 février au jeudi 12 mars, ouverte du mercredi au samedi de 15h00 à 20h00
Vernissage le samedi 21 février à 19h00
La donne est simple : deux artistes que peu de gens connaissent (un américain en exil à Londres et un jeune loup de province), de la couleur, et des formes peut-être inédites. Beaucoup d’éléments les réunissent, citons quelques-uns d’entre eux.
Le plus important est de retenir que Luke Dowd et Yann Gerstberger ne font pas dans la référence. Sans grands discours donc, loin des fleuves, même si leurs productions restent volubiles, quand par exemple ils salissent les signes du luxe ou de l’exotisme tout en restant dans le domaine de la séduction, quand par exemple ils emploient des médiums classiques (la sculpture, la peinture) sans volonté de détournement. En plus d’une pauvreté assumée de matériaux, d’un goût pour la texture dentelée et insondable, du délire spasmophile, des glacis patients, Dowd et Gerstberger jouent le pouvoir insidieux, pervers parce que jamais et toujours-déjà démasqué, du décor. Un baroque, privé de ses allégories, dont le chaos logiquement déséquilibré pourrait projeter vers l’infini des fantasmes et des doutes.
Luke Dowd, sans titre, 2009
Yann Gerstberger, The real surfer, 2008

